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 ❝ « Love hurts, Love scars, Love wounds and marks. » ⊰ TRISTAN C. ❞

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MessageSujet: « Love hurts, Love scars, Love wounds and marks. » ⊰ TRISTAN C.   Sam 8 Sep - 13:03


Love hurts, Love scars, Love wounds and marks.
C'était une soirée habituelle. De nombreux clients étaient venus en ce samedi soir et tous avaient des goûts et des envies différentes. Le spectacle leur permettrait ainsi d'assouvir quelques fantasmes le temps de quelques heures au plus grand malheur de leur compteur de Health Points. Cette nuit était simple pour moi, je n'avais que deux représentations dont une que j'avais déjà faite il y a plus d'une heure. Il ne me restait plus que la dernière que j'attendais patiemment dans les coulisses du nightclub tandis que je discutais justement avec trois autres collègues qui attendaient aussi de monter sur scène avec moi. Nous serions quatre. Quatre hommes habillés dans des tenues différentes. L'un serait le policier, l'autre le militaire, un dernier le pompier et moi, j'arborerais le costume du plombier. L'uniforme était de mise pour notre dernière prestation de la soirée et j'en frémissais d'avance car nous présenterons une toute nouvelle chorégraphie que j'avais soigneusement créé la semaine dernière. « Eh, Hermès, tu te sens pas un peu serré dans ce string ? » Me demanda l'un d'eux en riant. « A moins que tu n'es eu recours à quelques astuces pour la faire aussi grosse. » Tous rirent. Moi aussi avant de m'approcher de lui. « T'es jaloux, c'est ça ? Mais j'te comprends. Heureusement que t'as les abdos qu'il faut parce que sinon les dames t'auraient déjà lapidé en constatant ce que tu caches dans le tien. » Je tapais dans la main d'un autre collègue. A quatre, nous passions le temps et je m'habillais tandis qu'il ne restait plus que quelques minutes avant notre passage.

Les spots sur nous, nous dansions au rythme de la chanson Love To Love You Baby, ondulant nos corps comme je leur avais appris lors de nos répétitions. Nos vêtements s'égarèrent rapidement sous les cris et les hurlements de ces dames et de quelques messieurs. Nous restions à quatre en string et rangers alors que nous prenions de pauses explicitement malsaines mais qui provoquait les foules par ces mouvements de bassins qui nous faisions. « Préparez vos points mesdames et messieurs, nos strip-teaseurs sont les vôtres le temps de quelques minutes. » Sourire aux lèvres, j'adressais un clin d’œil à mes trois autres co-équipiers et je descendis de la scène. Je me retrouvais parmi les clients et clientes et je les observais, cherchant une cible avec qui commençait. Cette femme fut ma proie. Elle semblait d'une hystérie impossible hurlant des "Je le veux" si fortement qu'elle aurait pu me percer les tympans. Je m'approchais d'elle, me retournant pour lui offrir ces fesses musclés que je remuais sous ses yeux. J'effleurais ces jambes, faisant demi-tour pour venir me coller à elle et exécuter quelques mouvements de bassins aussi sensuels que j'aurais pu le faire. Je récupérais mes Health Points, quittant la cliente alors que je me sentais tiré autre part. Je ne réfléchis même pas. Je me posais à califourchon sur cet homme, passant mes bras derrière sa nuque tout en dansant de façon provocante contre lui.

J'osais enfin le regarder et mon sourire s'effaça soudainement. Lui. Son regard anéantit mes défenses en une seule seconde. J'aurais voulu fuir, me retourner et m'échapper mais il me retenait. Je ne pouvais lutter alors que ses yeux bleux me fixaient. Je ne savais quoi dire, je ne savais quoi faire. « Tris...Tristan. » Il m'avait brisé le coeur. En me quittant comme un vulgaire déchet après m'avoir baisé toute une nuit, il m'avait détruit. L'amour que je lui avais porté fut fort et ma souffrance fut bien pire. Ce soir, je ne m'étais pas attendu à le revoir, ni même à me mouvoir devant lui de cette façon, dans cette tenue. Je me sentais faible, petit, vulnérable tandis que lui avait tout pouvoir sur moi. Je n'avais pas ressenti ce sentiment depuis bien des années. Tristan me faisait cet effet. J'en étais presque paralysé.
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MessageSujet: Re: « Love hurts, Love scars, Love wounds and marks. » ⊰ TRISTAN C.   Sam 8 Sep - 18:25

Maintenant que je suis ici, je me demande bien pourquoi. Tout me pousse, après tout, à rebrousser chemin et prendre mes jambes à mon cou pour m'enfuir demi-armé, de l'ambiance, au décor, à l'éclairage, à la musique. Et pourtant, je ne peux pas ... Je ne veux pas. Comme un appel mystérieux auquel résister était une perte de temps pure et dure ... Je regarde autour de moi avant de me braquer, une nodule désagréable se formant dans ma gorge. Cet endroit, je le connais déjà. Cet endroit, j'y suis déjà venu, il y a bien des années ... Cet endroit, j'y ai souffert, et je suis d'ailleurs surpris qu'il soit encore sur pied.

Me faufilant parmi la foule de femmes d'âge moyen en chaleur face à cette scène surpeuplée d'hommes sous vêtus, j'avance, toujours plus près ... Et j'avoue que la question m'a effleuré l'esprit un instant. Un bref instant. La question de s'il était toujours ici, lui. Mais la réponse, quasi évidente, se présenta alors à moi : probablement non. Sans nul doute a-t-il trouvé un ou une autre riche client(e) qui voulut bien pour une raison saugrenue le prendre comme époux, lui offrant ainsi une somme astronomique d'argent et une excuse pour quitter le milieu.

Et pourtant, chaque membre de mon corps crie "au scandale" et m'implore de quitter ce lieu. J'étais policier, je suis au dessus de tout ça ... Mais j'ai payé mon entrée, et loin de moi d'être radin, je ne suis pas gaspilleur pour autant. J'était peut être flic, mais aujourd'hui, la question est toute autre. Et sans foi ni loi, j'erre. Et aussi difficile que ça m'est de dire ça, la seule chose qui fait de moi une personne meilleure ou plus respectable que ces gigolos sur mesure qui se trémoussent sur scène, c'est le fait que je suis en dessous, moi, et non au centre de l'attention ridicule qu'ils semblent aimer s'attirer.

Un son. Une voix. Puis ils descendent de scène. Autant pour moi, je n'aurais plus à entendre les cris déplacés de ces chiennes en chaleur. Elles peuvent prétendre d'être tout autre, elles n'en sont pas moins. Il y a des hommes parmi elles, certes, des hommes venus de différents endroits pour diverses raisons. Mais je ne leur prête aucune attention, à eux, tant ils se font rare dans cette foule de parfum Chanel.

Et puis, une surprise. On m'empoigne. Il me faut une demi seconde pour absorber ce qui se passe, et une autre pour assimiler l'évènement ; mon temps de réaction s'est vastement amélioré au fil des années. Et c'est là qu'une goutte de sueur se met à perler sur mon front. J'hésite à le repousser violemment ou à ne rien faire ... Et puis une voix lointaine me guide et me dit de me laisser faire. Je sens son corps contre le mien, je ne résiste pas. Ses bras glissent autour de mon cou, je ne me braque pas. Je frissonne même, tant cette situation me semble inattendue, tandis que mes mains trouvent logis dans le creux de son dos.

Je connais ce corps. Et ce visage, surtout. Je connais ce corps, il me suit partout. Mon regard se vide, je me perds dans mes pensées, tandis que se bousculent, au plus profond de ma psyché, des visions du passé, lointain, moins loin et même récent ... Draps de lin, tendres baisers, corps unis par des lois sacrées ... Cheveux bruns, peau bronzée, muscles dont l'image vous régale les idées ... Souvenirs de moi, de lui, de nous, entrechoqués avec ceux de mon mariage ... Souvenirs tous douloureux, trop douloureux, de jours passés et pourtant heureux. Souvenirs réprimés, oubliés, pour finalement être rappelés à la puissance 10. Souvenirs qui me mettent dans un état déplorable, me rappelant le désarroi qu'une année a su me faire étouffer.

Je n'ai pas envie de rire, je n'ai pas envie d'accuser. Je n'ai pas envie de méchanceté, ni de prises de tête ... Et pourtant, un mécanisme de défense inconnu à ma raison se déclenche malgré moi. Pris d'un léger rire qui se veut froid et inquiétant, je le serre contre moi, je l'étreins malgré moi. J'ai envie de le lâcher, de lui dire de se casser, de me laisser ... Et pourtant, mon corps semble en vouloir autrement. Vengeance et cruauté. Mon corps veut se venger. Orné d'un sourire cruel ouvert jusqu'aux oreilles, un son s'échappe de ma gorge pour donner le coup initial :

- Toujours là à faire ta catin, à ce que je vois ? Comme quoi il y a des choses qui ne changent pas, en ce bas monde. Rien que le fait de te voir me file la nausée.
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MessageSujet: Re: « Love hurts, Love scars, Love wounds and marks. » ⊰ TRISTAN C.   Mar 11 Sep - 19:58

Love hurts, Love scars, Love wounds and marks.

Je n'avais pas vu vers que je m'étais tourné. J'aurais su que je me retrouverais face à lui, face à cet homme qui m'avait atrocement fait souffrir, j'aurais pris une autre direction et je n'aurais même pas cherché à croiser son regard qui me transperçait actuellement. Dénudé, je m'étais installé à califourchon sur ses genoux avec pour seul protection, un string moulant parfaitement ce qu'il fallait mouler et laissant à l'air libre mes fesses que beaucoup désiraient ce soir. Je me suis même déhanché devant lui alors que je ne m'étais pas encore concentré sur l'homme à qui j'offrais ce plaisir. Lorsque je constatais qui il était. Je me stoppais soudainement et ce sourire que j'arborais jusque là s'effaça aussi rapidement que le léger rire froid et inquiétant de Tristan se fit entendre.

Je ne pouvais cesser de l'observer, de regarder l'homme qu'il était devenu. Et malgré les années, il était toujours le même. Tout ceci me rendait faible. Tout ceci était déstabilisant. Je l'avais aimé plus que tout et il m'avait quitté du jour au lendemain sans plus jamais donner de nouvelles. Je m'étais retrouvé seul sans comprendre réellement pourquoi il était parti alors que je dormais paisiblement dans mon lit. Je lui en ai voulu. Beaucoup. Mais maintenant que je l'avais devant moi, toute cette colère, toute cette haine que j'avais gardé en moi disparut pour ne laisser place qu'à une grande faiblesse face à celui qui fut autrefois l'amour de ma vie. Je tentais alors de me lever, mes les bras du jeune Chatterton me retenait. Je voulais m'échapper. Je voulais lui échapper mais je n'y parvenais pas. Il me retenait et le sourire que je percevais sur son visage me faisait peur et me rabaissait au silence. Je n'étais qu'un pantin qu'il pouvait manipuler autant qu'il le souhaitait. « Toujours là à faire ta catin, à ce que je vois ? Comme quoi il y a des choses qui ne changent pas, en ce bas monde. Rien que le fait de te voir me file la nausée. » Je fuyais ses yeux bleus. Ces yeux bleus que j'avais tant apprécié dès les premières secondes de notre rencontre. Mais aujourd'hui, son regard n'était plus qu'une arme pouvant m'affaiblir au plus haut point. J'espérais, cependant, que Tristan ne reconnaisse pas dans mes gestes qu'il me rendait dans cet état.

Je tentais de me libérer de son étreinte en forçant de mes mains sur ses bras. Je n'y arrivais pas. Je bougeais, gesticuler pour essayer d'y arriver. Mais c'était inutile. J'étais en sa possession et il me contrôlait. J'étais à sa merci. « Lâ, lâches-moi. S'il te plait. » Réussis-je à articuler tandis que je posais mes mains sur son torse pour le repousser et tenter de me dégager. En vain. Je ne savais plus quoi faire. Il était trop fort et sa présence me rendait faible. Toutes mes défenses étaient parties en fumée à la seconde où mes yeux se posèrent sur son visage et que nos regards se croisèrent. « Il faut que je, que je continue de bosser. Lâches-moi, Tristan. » L'informais-je en le suppliant presque pour qu'il retire ses bras de mon dos. Je parlais sans doute à un mur. « Pourquoi t'es là ? Tu savais bien que je bossais ici. Pourquoi t'es venu ? Tu voulais faire quoi avec moi ? Voir à quoi je ressemblais après toutes ces années ? Voir si j'avais pu passer à autre chose après ce que t'as fait ? Tu voulais jubiler devant moi face à cette vie que je mène toujours ? Je sais pas. Dis-moi... » J'essayais de détourner son attention en le faisant répondre à tout un tas de questions que je me posais mais qui me servirait uniquement d’échappatoire ce soir. Je voulais lui échapper. Pour ma survie et mon bien-être intérieur.
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MessageSujet: Re: « Love hurts, Love scars, Love wounds and marks. » ⊰ TRISTAN C.   Dim 16 Sep - 8:22

Le regard humain était l'une des inventions les plus sadiques de l'homme. Véritable lame à double tranchant, celui-ci avait, en effet, la particularité de frapper là où ça faisait mal ... Ou au contraire, de trahir le plus profond de notre pensée. C'était plus facile, également, dans les deux sens, lorsque nos yeux étaient bleus ... Aussi bleus que ceux d'Hermès. Son regard ... Il trahissait les reflets de son âme. Et brisé comme je l'étais, j'en jubilais. Ma souffrance était irréelle, inhumaine ... Trop grande, trop douloureuse, trop envahissante. Insupportable pour un homme seul, je me devais de partager ma douleur, d'une manière ou d'une autre. Et qui de mieux pour cela qu'une part de ma vie incontestable ? Il était pathétique, à se jeter sur scène comme une chienne en chaleur, à rechercher gloire et adulation autant qu'il le pouvait à travers les regards stupidement admiratifs et béats que les 'clients' lui lançaient.

Sa souffrance, bien que présente pour une raison différente de la mienne, était plus que la bienvenue dans mon monde noir et sans espoir. Sa peur, délicieuse. Son regard, excitant. Je le serrais encore plus fort contre moi, en profitant pour humer, un instant, le nectar secrété par sa peau. Ce n'était pas parce que je le méprisais au plus haut point que j'en oubliais pour autant les bons moments passés en sa compagnie ... Des moments d'euphorie et d'extasie totale dont le souvenir distant a pratiquement était complètement noyé par la vie que j'avais vécu depuis. Fermement, je l'empêchais de s'échapper, mes mains conservant avec confort la place qu'elles s'étaient formée dans le creux de son dos ... Il me semble même que mes doigts s'étaient laissés aller un court instant un peu plus bas, curieux de redécouvrir un corps qui m'appartenait, et qui, indéniablement, m'appartiendrait à nouveau ... Si je le réclamais. Mais je n'en avais aucune envie.

Sa souffrance seule me suffisait. Ni plus, ni moins. Il essayait de se libérer, de nous séparer, oui ... Mais je n'en avais pas fini avec lui. J'étais d'humeur massacrante, littéralement, et malheureusement, c'était tombé sur lui. Comme quoi le hasard faisait bien les choses ... Comme quoi j'étais censé le revoir afin de pouvoir lui cracher à la gueule toutes les insultes auxquelles je pouvais bien songer.

- Pourquoi ferais-je ça, catin ? Non, je ne me lasserais jamais de ce 'surnom' plus que mérité. Tu dis pas ça aux centaines de femmes qui te touchent le cul tous les soirs, pourtant ... Je le fusillais alors du regard. Il savait ce que je pensais de son activité, de lui. Il savait qu'il me dégoûtait au plus haut point, et que je lui en voulais d'avoir gâché ce que nous avions eu en devenant sottement la ... La chose qu'il était à présent. Il n'était plus qu'un objet de luxe parmi tant d'autres que les health points pouvaient acheter ... Il n'avait plus de liberté, à quoi bon le relâcher ? Il appartenait aux autres, et non à lui même.

- Tu peux vraiment appeler ça bosser, au moins ? l'accusais-je alors. Tu fais quelque chose d'utile et de productif, peut être ? Un travail exténuant et sérieux ? Tu peux vraiment prétendre avoir le mérite d'avoir un métier, un vrai ?

Je me taisais un instant, avant de rajouter :

- Prends tes affaires. T'es embauché pour la nuit entière. Pause. Qu'importe le prix.

Je le relâchais doucement, agrippant par la même occasion son poignet dans ma main afin de l'empêcher de partir. Me faufilant à travers la foule, je l'entraînais avec moi vers la sortie. Et non, il n'aura pas le droit de se rhabiller avant de sortir.

- Calme tes hormones une minute. lui fis-je par dessus mon épaule. J'en ai rien à carrer de toi, je croyais te l'avoir fait comprendre déjà. Tu veux peut être un rappel ? Je suis ouvert à toutes les propositions. Mais je ne me fais pas payer, moi.

Dur. J'étais dur. J'avais conscience du monstre que j'étais, et je n'avais aucune envie que ça s'arrête. Le voir là, affolé et blessé tel qu'il était, c'était trop parfait ; trop délicieux pour que je puisse vouloir renoncer ... Et il n'avait pas d'autre choix que de me suivre, s'il ne voulait pas rentrer le poignet foulé. Ou pire.
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MessageSujet: Re: « Love hurts, Love scars, Love wounds and marks. » ⊰ TRISTAN C.   

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