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 ❝ let me help. (judas) ❞

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MessageSujet: let me help. (judas)   Dim 2 Sep - 8:56

La brise caresse ton beau visage parsemé de légères tâches de rousseur. Tes courts cheveux platine volent dans tout les sens, et tu viens plaquer ta main sur ces derniers dans l’espoir de les discipliner quelque peu. T’es assise sur une rambarde, devant un immeuble délabré du quartier sud, et tu fumes une cigarette provenant d’un paquet que tu as volé. Tu balances tes fines jambes, puis tu finis par poser ton regard vert-bleuté sur Judas, qui se trouve à côté de toi. T’as eu du mal à l’accepter. Beaucoup de mal. Tu ne voulais pas de lui, tout simplement. Parce que depuis toujours, tu as agit seule. Tu n’avais pas besoin d’un assistant, ou de quelqu’un qui te colle aux pattes. T’as essayé de le lui faire comprendre, mais il ne voulait rien entendre. Il restait là, obstiné à t’aider. Alors, au bout d’un moment, tu as flanché. T’as accepté. Tu t’es dit que tant qu’à être toujours avec toi, il pourrait te servir à quelque chose. A aider des pauvres gens. T’as fait de lui ton associé, tout simplement parce qu’il a le sentiment d’avoir une dette envers toi. Toi, tu ne comprends pas pourquoi. Un merci aurait suffit. Ce n’est pas la première personne à qui tu donne des points, et pourtant c’est bien la première personne qui t’as autant collé. Ça t'a beaucoup agacé, il t'a beaucoup agacé. Ce que tu as fait, tu l'as toujours fait seule pour plusieurs raisons. De une, certaines personnes trouveraient ça immorale, voire inutile. Ils ne comprendraient pas pourquoi tu t'obstines tant à vouloir sauver des vies, aider des gens. De deux, d'autres croiraient que tu fais ça seulement pour te donner un genre robin des bois des temps moderne débile. Et de trois, tu as jamais voulu impliquer quelqu'un dans tes affaires pour ne pas le mettre dans le pétrin. Tu n'as jamais désiré que quelqu'un ait des problèmes par ta faute. Toi, ta seule envie, c'est d'aider des gens. Les risques, c'est toi qui les prends. Pas les autres. Puis il y'a eu Judas. Ce cher Judas. Si entêté. Et voilà que tu te retrouves là, avec lui, à lui parler comme si c'était ton ami. C'est ton ami, en quelque sorte. Même si tu ne le connais pas vraiment, tu ne sais pas grand chose de lui. Tu as seulement remarqué qu'il a un sens de l'honneur inouï, et qu'il a beaucoup de fierté. Il est gentil, en soit. Il te suffit de poser ton regard sur lui pour deviner qu'il n'a pas dû avoir une vie facile. Mais tu ne poses pas vraiment de questions, il n'a pas l'air d'aimer ça. Au fond, il est attachant. T'es presque contente de l'avoir rencontré. Tu sais que s'il se retrouvait dans une mauvaise situation, tu ferais tout pour l'en faire sortir. Parce qu'au final, tu tiens à lui. Plus ou moins. Bien sûr, tu ne le dis pas.
Alors que tu parles de choses peu intéressantes, ton compteur passe de trois, à deux points. Tu fais comme si tu ne l'avais pas remarqué, et tu tires une bouffée de ta cigarette. Mais bien sûr que tu l'as remarqué, comment ne pas le remarquer ? Ces deux points représentent, si tout se passe bien, dix jours de vie. Si tu échoues dans un vol quelconque, tu mourras dans dix jours. Tu dis ne pas avoir peur de la mort. C'est faux. Au fond, très très au fond, tu as peur. Tout le monde à peur. Peur de rendre l'âme trop tôt, beaucoup trop tôt. Mais même si tu as peur du Game Over, tu n'hésiterai pas une seule seconde à donner ces deux derniers points à une autre personne dans le besoin. T'es comme ça, t'es prête à mourir pour les autres. Ce qui a le don d'exaspérer Judas, t'as l'impression. Mais tu t'en fiches, ce n'est pas lui qui te dictera ta manière de vivre. T'aurais pu, en ce moment même, être dans une énorme maison, avec tes 10 000 points de base, à manger à ta faim. T'aurais pu choisir de vivre ta vie de riche. Ta vie de fille du gouverneur. Mais non. Tu as prit un autre chemin. Tu vis dans un HLM du quartier sud, ce qui a le don de rendre ton père fou. Tu voles. Pas pour toi, mais pour les autres. Pour les pauvres. Mais t'es heureuse comme ça. C'est la seule chose qui compte. Ton bonheur, c'est d'aider les gens. Puis finalement, tu tires à nouveau une bouffée de ta cigarette, et tu la jette par terre, afin qu'elle s'écrase contre le béton. T'espère seulement que Judas n'aura rien remarqué quant à cette baisse de point, ou du moins qu'il n'abordera pas le sujet.
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MessageSujet: Re: let me help. (judas)   Dim 2 Sep - 16:42

Il ne fait ni beau ni mauvais. Une espèce de chape de nuages étirés passe comme une caravane dans le ciel où percent de temps en temps quelques rayons solaires. C’est un temps lassant, ce genre de temps qui donne envie de se tirer une balle plus encore que la pluie. Parce que c’est le genre de temps tellement banal, tellement monotone qu’il en est rageant. Tu expires et une bouffée de fumée s’envole dans l’air tiède de fin d’après-midi. Tu sais que la cigarette ça fait filer les Health Points plus vite mais tu t’en fous parce que ça détend. Et puis ça te donne l’impression d’avoir quelque chose à faire quand tu t’ennuies. J’aimerais pouvoir dire que dans les éclaircies ont peut s’extasier des teintes idylliques du coucher de soleil, oscillant entre le doré et le rose saumon, sauf que c’est pas le cas. On se rend juste compte que le soleil a un peu plus baissé à chaque fois que ces ygdz de nuages daignent se pousser. Je me souviens d’une citation. ‘‘On regarde le soleil disparaître peu à peu et pourtant lorsqu’il a disparu on s’étonne qu’il fasse si sombre’’. Ou quelque chose comme ça. Tu l’as déjà vu se coucher pas mal de fois ce soleil. Toi ce n’est pas la déchéance de l’astre du jour que tu regardes, c’est la déchéance de ton amie. Assis sur une rambarde à ses côtés, tu contemples les cheveux presque blancs d’Apolline voleter frénétiquement dans la brise. Elle aussi te jette un oeil. Elle a de jolis yeux. Bleus-verts, très clairs. Mais c’eut été bizarre qu’ils soient sombres avec sa peau et sa chevelure pâle ceci dit. Ses mains graciles tiennent avec une espèce de grâce sa cigarette à moitié fumée. Elle ressemble à ces vieilles actrices hollywoodiennes des films en noir et blanc qui tiennent leurs cigarettes avec ces longues tiges plutôt classes. Alors que tu tournes la tête vers l’entrée du HLM miteux qui abrite l’appartement de ton amie, tu te poses des questions. Tu sais qu’elle est fille de gouverneur, des collègues du Health Center te l’ont dit. Alors qu’est-ce qu’elle fout là ? Qu’est-ce qui la motive à jouer aux Robins des Bois, à distribuer ses points à n’importe qui - n’importe qui que tu as été un jour ? Elle devrait vivre une vie de princesse avec des domestiques dans une maison qui ressemble plus à un hôtel, pas travailler au service comptabilité pour survivre afin de pouvoir continuer à distribuer sa vie. Tu ne lui as jamais demandé, tu sais qu’elle n’aimerait pas que tu poses la question. Pas de questions, c'est une espèce d'accord tacite entre vous deux. Alors tu ne la poses pas mais ça ne t’empêche pas de t’interroger. Tu n’as jamais compris ses motivations à ce petit bout de femme pleine de volonté. Des fois tu ris en te disant que malgré toute cette hargne et cette volonté, elle n’a jamais réussi à se débarrasser de toi. Tu t'es accroché pour qu'elle ne te jarte pas. De toute façon tu ne l'aurais pas laissée faire : vous êtes aussi têtus l'un que l'autre. Deux espèces d'ânes qui jouent aux justiciers. Au début tu ne l'aimais pas vraiment. Elle t'avait sauvé la vie et c'était justement ça qui t'insupportait. Tu voulais pas partir comme un connard en lâchant juste un simple merci qui ne veut rien dire. Mais au final vous vous aimez bien. Disons que vous vous côtoyez sans trop de heurts, vous vous êtes habitués à la présence de l'autre, comme deux chiens forcés de cohabiter qui finissent par s'apprivoiser. Oui c'est ça, vous vous êtes apprivoisés au fil de toutes ces fraudes. 

Elle parle, sa voix s'élève jusqu'à tes oreilles et passe dans ta tête sans y laisser de trace réelle. Tu réponds mais à peine ta phrase finie tu oublies ce que tu viens de dire. Je suppose que c'est parce que ça n'a pas d'importance. Le soleil continue sa course tranquille vers la nuit, imperturbable, indifférent. Qu'est-ce qu'il en a à foutre de vous ? Vous n'êtes rien. Il brillait déjà des millénaires avant que vous soyez là et il brillera toujours des millénaires après que vous soyez partis. Le soleil vous fuck. Il a pas de Health Points lui, il fait ce qu'il veut. Le soleil c'est le plus grand troll de votre époque. Tu tires une bouffée de ta cigarette. Les cigarettes c'est un des rares trucs que tu voles sans les redonner à des nécessiteux, tu les as toujours gardées pour vous deux. Un bip caractéristique traverse à son tour ta tête mais lui il laisse une empreinte. Tu sors de ta torpeur. Tu sais parfaitement ce que signifie ce bruit : la perte d'un point. Et ce n'est pas un des tiens. Alarmé, tu jettes un œil vers le poignet d'Apolline, sachant parfaitement qu'elle a rarement beaucoup de points. Ton cœur fait une espèce de bond horrifié. Deux points. Deux petits points écrits en grains de riz sur son compteur. Tu ne l'as presque jamais vue aussi bas. Elle te lance un regard mais fait comme si rien ne s'était passé. Sauf que tu sais qu'elle risque de mourir à la moindre merde. Et tu ne veux pas qu'elle meure c'est hors de question. Parce que ta dette n'est toujours pas remboursée. Et aussi parce que tu tiens à elle. Un peu. Sans te l'avouer ni lui avouer. « Apolline putain qu'est-ce que t'as encore fait ? » À la fois en colère et un peu triste, ta question tient plus du reproche : tu sais parfaitement ce qu'elle a fait. Tu la regardés et prend le poignet qui porte son compteur dans ta main. « Apo, tu dois me laisser te donner des points... » Au fond tu sais très bien qu'elle refusera. Vous avez ce même sens de l'honneur stupide.
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MessageSujet: Re: let me help. (judas)   Dim 2 Sep - 17:57

D’un côté, ça te fait plaisir. Plaisir qu’il se croit redevable pour ce que tu as fait. Un don d’une petite centaine de points. T’as déjà fait tellement plus. Pourtant, c’est lui qui t’a suivit. Lui qui t’a limite harcelé. Lui qui a insisté pour t’aider. Pas les autres. Seulement lui. Oui, ça te fait plaisir, mais tu ne le lui diras jamais. Tout le monde se fiche pas mal de ce que tu ressens, de toute façon. Il est là, à côté de toi, et c’est sûrement le destin qui a voulu ça. Alors au final, tu fais avec. Tu le supportes. Ton regard est posé sur Judas. Il a cet air froid, fort, solitaire qui t’a toujours perturbé. Comme s’il n’avait jamais eu besoin de rien. Comme s’il pouvait toujours se débrouiller seul dans la vie, sans aide. Ce côté froid, presque distant est une carapace. Du moins, c’est ce que tu te dis. Une carapace qui le protège de la vie, et de tous sentiments qui font mal, qui blessent, qui heurtent. Une carapace qui le protège de n’importe quelle souffrance. Et tu l’envies. Tu l’envies, parce que cette carapace, tu ne l’auras pas, tu ne l’auras jamais. Tu es beaucoup trop sensible, tu te soucis beaucoup trop des autres. C’est ta vie pour celle des autres, c’est le deal. Tu soupires discrètement, parce que tu te rends compte que tu es beaucoup plus vulnérable que Judas, au final. Un rien pourrait te faire flancher. Même si tu as toujours été convaincu du contraire. Tu t’es toujours crue invisible parce qu’on t’avait jamais choppé. Mais c’était surtout grâce à tes relations, malgré le fait que tu sois indéniablement maline. Ton regard passe de Judas, à en face de toi. Tu admires le paysage de ce quartier qui tombe en ruine, peu à peu. Ca n’a rien à voir avec le milieu dans lequel tu as grandi. Au début, t’as eu du mal à t’habituer, puis finalement, tu t’es adapté à la pauvreté. Vivre ici, tu ne l’as pas vraiment choisi. Mais tu as vendu ta maison pour donner des points à des sans-abris. Ca valait le coup. Ca vaut toujours le coup. Entre sauver des vies, et vivre dans une grande villa, ton choix est vite fait. T’aimerai bien pouvoir changer le cours des choses, changer le mode de vie de ces pauvres gens. T’espère pouvoir faire abolir les Health Points un jour, même si tu sais que c’est impossible. T’aimerai que la vie redevienne comme avant. Avant ce système absurde, avant les tournois barbare. Quand tout le monde était heureux. L’espoir fait vivre.
Le bruit du compteur fait ralentir les battements de ton cœur. Signe de panique qui n’apparaît pas dans ton visage, ni dans tes gestes. Tu te contrôle, comme d’habitude. Tu finis ta cigarette, tranquillement. Tu vas peut être mourir à trente-cinq ans, et alors ? Peu importe. T’auras servit à quelque chose, t’auras changé la vie de quelques personnes. Pourtant tu ne te l’avoue pas, mais tu veux vivre. Tu ne te l’avoueras jamais. « Apolline putain qu'est-ce que t'as encore fait ? » Tes sourcils se froncent, et tu tournes la tête vers ton camarade. Le ton qu’il a prit t’as surpris, tu ne t’y attendais vraiment pas. Tu hausses tes frêles épaules d’une manière nonchalante. Lui comme toi, vous saviez ce que t’avais fait. Pas compliqué à deviner. « Mais j’ai rien fait du tout, qu’est-ce que t’as ? » Pourtant, tu nies. Comme d’habitude. Puis sans que tu t’y attendes, Judas attrape ton poignet, où le chiffre deux rayonne. « Apo, tu dois me laisser te donner des points... » Ni une, ni deux, tu te défais de sa poigne, tout en posant tes pieds à terre, te retrouvant alors debout. « Mais ça va pas ? » Tu es ahurie par ses paroles. Qu’il te donne des points ? Jamais. Hors de question. Ca ne t’a même jamais traversé l’esprit. Les points, tu ne veux pas qu’ils viennent d’une autre personne que toi. Les gens, c’est toi qui les aide. Tu ne veux pas être aidée. Tu ne veux pas être une assistée. Certes, c’était sûrement la première fois que ton compteur affichait ce chiffre deux, tout seul, sans autre chiffre à côté. Mais tant pis. « Je ne veux pas de tes points, Judas. » Cette fois-ci, t’as parlé un peu plus calmement. Ton but est de lui faire enlever cette idée de la tête. Tu ne veux pas qu’il insiste comme il a fait la première fois lors de votre rencontre. Il faut juste que Judas abandonne cette idée complètement absurde. Ta peur est désormais qu’il fasse l’obstiné, comme il sait si bien le faire. « Je me débrouillerai pour avoir des points. Bientôt. » Peut-être que ça le calmera. Même si tu n’as toi-même pas confiance à tes paroles à cent pour cent. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Une petite chute, une bagarre, un rhume, il te suffit de peu pour rendre l’âme, désormais. Deux points, c'est vraiment rien. Rien du tout. C'est comme être déjà mort.
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MessageSujet: Re: let me help. (judas)   Dim 2 Sep - 22:06

« Mais j’ai rien fait du tout, qu’est-ce que t’as ? » Je te l'avais dit. Et je n'avais pas besoin de le faire de toute façon, tu le savais aussi. Elle ment encore, comme si elle pensait que tu allais la croire. C'est devenu une sorte d'habitude mais ce n'est pas une bonne habitude, c'en est une qui t'énerve. Tu lui lances ce regard qui veut dire "arrête de me prendre pour un con " Et puis Apolline n'a jamais su mentir de toute façon. Elle est forte, têtue, franche et même trop. Mentir... C'est pas son rayon. Elle se débrouille pendant les fraudes parce que de toute façon on lui pose rarement des questions mais tu n'es pas dupe. Tu n'es pas contre le fait qu'elle aide les gens - après tout si elle ne le faisait pas vous ne seriez pas en train de discuter là - puisque tu l'épaules même dans sa "quête éthique" comme je l'appelle mais qu'elle mette sa vie en danger comme ça et qu'elle vienne ensuite faire comme si de rien n'était, ça te met hors de toi. Toi non plus tu n'adores pas mentir - trop d'honneur pour ça - mais tu as bien dû t'y faire pour survivre. Tu la regardés droit dans les yeux, presque furieux qu'elle ose te dire ça. « Essaie pas de me la faire Apo, s'il te plaît ! » C'est vrai. À quoi ça sert de feindre une innocence à laquelle personne ne croit ? À quoi ça sert tous ces faux-semblants face à une des rares personne qui ne dira rien sur ses actes illégaux ? Ouais, à rien on peut le dire. Lorsque tu lui prends le poignet et lui offres de lui léguer des points, elle se dégage comme un animal effarouché et saute de la rambarde.  « Mais ça va pas ? » Tu en sourirais presque. À l'entendre c'est toi qui dis des absurdités sans nom, toi qui est fou. J'ai dit presque. Parce que tu n'es pas d'humeur à sourire, mais alors pas du tout. Tu as laissé ta cigarette presque finie tomber par terre. La réaction sincère de ton amie te désespère mais elle ne te laisse guère le temps de réagir, continuant d'un ton plus raisonnable - comme si ça allait faire une quelconque différence - à essayer de te prouver que tu dis des bêtises : « Je ne veux pas de tes points, Judas. » Bah tiens, tu l'auras compris ça ! Il n'y a pas d'arriéré au numéro que vous avez demandé mademoiselle... Tu la regardes, exaspéré. Sérieusement ? Si tu dois jouer à la tête de mule tu le feras, elle peut en être sûre. Elle pourra s'obstiner elle aussi mais la dernière fois, n'as-tu pas gagné ? Après tout si tu ne t'étais pas autant entêté, tu ne serais pas là, tu ne serais pas resté avec elle. Si elle ne veut pas de tes points tu vas la forcer à les accepter, même si tu ne comptes pas utiliser la manière forte. Ou du moins en tout dernier recours si possible, merci. « Je voulais pas de tes points non plus quand t'es venue me sauver. Je voulais pas de ton aide. Et pourtant j'ai pas été assez stupide pour m'opposer à toi, parce que je savais que j'étais dans la merde. » Et aussi parce que t'étais à moitié dans le cirage, à cracher du sang avec tes côtés cassées. Mais ça c'est un détail bien sûr. Un détail à ne pas mentionner si possible, e souvenir douloureux heurtant ton honneur et ta virilité : t'être fait passer à tabac puis sauver par une fille. Mais bon passons. 

« Je me débrouillerai pour avoir des points. Bientôt. » Mais bientôt ce sera pas suffisant. Justement c'est pas assez tôt. Tu te demandés un instant si elle ne se rend vraiment pas compte de la situation dans laquelle elle est ou si elle se drape dans la même cape mangée au mites que vous appelez honneur. Peut-être un peu des deux au fond. Ta voix se radoucit un peu. « Tu n'as jamais été aussi proche du Game Over. Tu ne sais pas ce que ça fait. Et crois-moi tu ne veux pas savoir. » Tu frissonnes intérieurement au souvenir de ce souffle glacé parcourant ta nuque pour courir le long de ta colonne vertébrale. Personne ne veux expérimenter cela, à part peut-être les fous. Et encore, cela dépend lesquels. Mais je ne peux pas te renseigner là-dessus, je ne connais pas beaucoup de fous et de toute façon je ne leur ai jamais posé la question. Faut dire que j'y ai jamais pensé, tu me le rappelleras la prochaine fois que j'en croise un. Tu poses tes mains sur les épaules frêles de ta compagne et fais mine de la pousser en arrière d'une impulsion. Bien évidemment tu ne desserres pas tes doigts une seule seconde, il est hors de question qu'elle trébuche. « Deux points. Je pourrais te pousser. Si tu te cognais la tête en heurtant le sol tu mourrais. Game Over. » Game Over. Ici ces deux mots sont encore plus définitifs que le mot jamais. Inéluctables. Et c'est vrai qu'il suffirait d'un croche-pied, d'une pierre mal placée, d'un gamin maladroit sur son skateboard pour que la blondinette parte sans même dire au revoir. Tes mains sont toujours serrées sur ses épaules. « Ce serait trop con de mourir comme ça. Accepte juste quelques points. »
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MessageSujet: Re: let me help. (judas)   Lun 3 Sep - 9:04

« Essaie pas de me la faire Apo, s'il te plaît ! » Il a l’air en colère. Il l’est sûrement d’ailleurs. Tu ne comprends pas trop pourquoi. Ce ne sont pas ses affaires, après tout. Tu fais ce qui te plaît de la vie. De ta vie. A ses paroles, tu fais la moue. Tu fais la moue parce qu’il n’est pas dupe, parce qu’il ne te croit pas, parce que t’es la pire menteuse que le monde connaisse. C’est vrai, tu n’as jamais vraiment vu l’intérêt pour une personne ne mentir. Puisque la vérité finissait toujours pas se faire savoir. Le mensonge, c’est tout simplement une perte de temps, rien d’autre. Tu finis par poser ton regard sur lui, et tu lèves les yeux aux ciels. « Oh, ça va.. J’avais pas le choix. » Bien sûr, on a toujours le choix. C’est sûrement ce qu’il va te radoter. Mais pour toi, c’est comme si il n’y en avait pas. Aucun. Ta vie, elle passe après celle des autres. Tout simplement. Mais il n’a pas l’air de l’accepter, de l’assimiler. Il agit comme si tu étais folle de faire ce que tu fais. Folle de vouloir aider les gens, coûte que coûte. Au péril de ta vie. Mais si ce n’est pas toi qui les aides, ces pauvres, qui le fera ? Personne. Tu vis dans un monde d’égoïste, Apolline. Ici, c’est chacun pour sa gueule, personne ne se soucie des autres. Il fallait que tu agisses. Il le fallait. Parce que t’es la seule dans ce monde à te soucier des individus. C’est ta nature, ça fait partie de toi, de ta personnalité, et personne ne changera ça. « Je voulais pas de tes points non plus quand t'es venue me sauver. Je voulais pas de ton aide. Et pourtant j'ai pas été assez stupide pour m'opposer à toi, parce que je savais que j'étais dans la merde. » Tu ne peux pas t’empêcher de lâcher un petit rire ironique. Comment peut-il comparer ta situation à la sienne ? Ca n’a rien à voir. Tu secoues doucement la tête de droite à gauche, avec un léger sourire amusé sur les lèvres. S’il croit que c’est de cette manière qu’il réussira à te convaincre, il a tord. « Est-ce que je suis à terre en train d’agoniser, moi ? Est-ce que je suis à moitié inconsciente, couverte de sang ? Non. Ces points, t’en avais plus besoin que moi. » T’es consciente que lui remémorer ces souvenirs ne doit pas être vraiment agréable pour Judas. Mais t’as pas pu t’en empêcher, il fallait bien que tu lui montre que t’as raison. Et finalement, tu crois avoir compris pourquoi il te demande d’accepter ses points, comme si c’était une évidence. « Puis quoi ? En gros t’attends seulement de pouvoir me donner tes points pour être débarrassé de ta soi-disant ‘dette’ ? C’est ça ? Comme ça, tu pourras partir tranquillement, sans remords ? Tu sais que je t’ai déjà dit que t’avais pas à faire ça. Je te retiens pas. J’attends rien de toi. » Tu l’as même déjà répété plusieurs fois. Mais il ne veut rien entendre. Jamais.
« Tu n'as jamais été aussi proche du Game Over. Tu ne sais pas ce que ça fait. Et crois-moi tu ne veux pas savoir.» Il peut dire ce qu’il veut, tu ne céderas pas. Tu ne prendras pas ses points. Il n’a pas l’air de comprendre. « Et alors ? Qu’est-ce que ça peut faire ? » Tu ne penses pas ce que tu dis. Tu ne veux pas vivre ça. Tu ne veux pas, mais t’as pas le choix, encore une fois. Mais c’est la vie, et tu l’acceptes. Puis Judas agrippe tes épaules. Il fait mine de te pousser, et tu paniques. Les battements de ton cœur s’accélèrent. Mais ton visage reste impassible, tu ne veux pas qu’il comprenne que t’as peur. Même s’il le sait sûrement déjà. Il l’a déjà vécu. S’il t’avait lâché, il y’aurait eu de forte chance pour que tu perdes la vie. Même avec la plus débile des chutes. Comme la débilité des Health Points. « Deux points. Je pourrais te pousser. Si tu te cognais la tête en heurtant le sol tu mourrais. Game Over. » Tu le regardes droit dans les yeux. Il te tient toujours, et ce qu’il te dit ne te laisse pas insensible. Bien sûr, c’est son but. Pour que tu finisses par accepter ses points. Un frisson parcours ton épine dorsale, et t’espère que cette légère peur qu’il t’a insufflé ne se lit pas dans ton regard vert-bleuté. Tu ne sais plus vraiment quoi répondre, tu ne peux pas faire la maline. Même si tu es prête à donner ta vie pour celle des autres, tu n’es pas non plus du genre suicidaire, cela va de soit.« Ce qui devra arriver arrivera. » réponds-tu dans un murmure. Son « Game Over », fatal, résonne dans ta tête. Quel idiot. « Ce serait trop con de mourir comme ça. Accepte juste quelques points. » Toutes les morts sont connes, de toute manière, penses-tu. Bizarrement, tu ne lui demande pas de te lâcher, comme tu l’aurais fait d’habitude. Comme si sa poigne te protégeait d’un quelconque accident. Te protégeait de la mort. Il a suffit de quelques paroles pour qu’il sème le doute en toi. Il est doué, tu ne peux pas le nier. Mais tu es quelqu’un de déterminé et têtu. Encore plus que lui, sûrement. Quand tu veux quelque chose, tu l’as. Quand tu dis quelque chose, on te fait rarement changer d’avis. Après tout, tu as longtemps été une fille pourrie gâtée, qui avait tout ce qu’elle voulait. Et les séquelles sont toujours là. « Tu peux dire ou faire ce que tu veux Judas, je n’accepterai aucun point de ta part. Ni de la part de personne d’autre. » Il aura beau te crier dessus, te faire des menaces, ou quoi que ce soit, tu ne céderas pas. « Et puis, je vais bientôt avoir mon salaire, ça va. » Mais bien sûr, lui comme toi, vous savez que tu donneras les trois quarts de tes points à des SDF dès que tu les recevras.
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MessageSujet: Re: let me help. (judas)   Lun 3 Sep - 11:21

« Oh, ça va.. J’avais pas le choix. » Tu la regardes en silence. Tout est dit dans tes yeux. Tu n’as même pas besoin de lui faire réaliser à voix haute que si, elle avait le choix. Celui de vivre. Mais comme d’habitude elle a fait celui - généreux à défaut d’être forcément le bon - de se sacrifier pour les autres. C’est une aberration que ces deux points restants. Après tout comment elle espère aider les gens si elle meurt ? Dans la vie il faut être un minimum logique, raisonnable. Mais est-elle seulement capable d’être une adulte raisonnable ? Toi-même, peux-tu l’être ? Au fond si tu avais écouté la voix de la raison - pas moi en l’occurrence - tu l’aurais laissée tranquille, tu l’aurais laissée aller vivre sa vie comme elle l’entend. Sauf que t’es toujours là, à lui dire que ses points t’en aurais pas voulu mais que tu les as acceptés. Perds pas ta salive mon coco, je suis sûre qu’elle a de quoi rendre ton argument invalide. C’est une certitude inébranlable. Elle ne ment peut-être presque jamais mais elle a de la répartie, suffisamment pour mettre à bas un grand nombre de théories. C’est énervant ça d’ailleurs. Tu aimes bien le faire aussi d’ailleurs. Vous êtes deux gamins insupportables qui refusent toujours de laisser tomber. Vous m’énervez. « Est-ce que je suis à terre en train d’agoniser, moi ? Est-ce que je suis à moitié inconsciente, couverte de sang ? Non. Ces points, t’en avais plus besoin que moi. » Qu’est-ce que je t’avais dit ? Hein, qu’est-ce que je t’avais dit ? Il faut toujours m’écouter, toujours. Je la connais aussi bien que toi de toute façon alors tu peux pas essayer de faire ton malin avec moi, c’est mort j’te mettrai au tapis. En attendant tu n’aimes pas qu’elle te rappelle à quel point tu avais besoin d’être sauvé à ce moment-là. Pas du tout. Tu ne t’étais pas vu dans cette rue, crachant du sang, haletant - ça faisait des bulles -, pleurant même. Tu ne te rendais même pas compte des larmes qui coulaient le long de tes joues à l’idée de quitter ce putain de monde trop tôt. Je ne sais pas si Apolline les avait vues elle aussi. Possible. En tout cas elle n’a jamais mentionné ce détail et c’est mieux comme ça. Ce qui te tue le plus c’est qu’au fond elle a raison. Elle n’a peut-être plus que deux points mais elle n’est pas dans une situation aussi catastrophique que la tienne à l’époque. « C’est pas une raison. » Et ça mon ami, ça ça veut dire que tu sais pas quoi dire. « Puis quoi ? En gros t’attends seulement de pouvoir me donner tes points pour être débarrassé de ta soi-disant ‘dette’ ? C’est ça ? Comme ça, tu pourras partir tranquillement, sans remords ? Tu sais que je t’ai déjà dit que t’avais pas à faire ça. Je te retiens pas. J’attends rien de toi. » Ses paroles te coupent le souffle. Alors c’est vraiment ce qu’elle pense de toi ? Que tu veux lui donner des Health Points et te barrer parce que ça te fait chier d’avoir une dette ? Au tout début peut-être que ça a été ton intention, tu ne t’en souviens plus vraiment. Mais tu as vite abandonné ça parce qu’au fond ce n’est pas très honorable. Et puis en quelque sorte, tu t’es attaché à elle, même si encore une fois tu n’es pas prêt de le lui dire. Tu aimerais lui dire ‘‘bien sûr de non, je resterai quand même, enfin !’’ mais tu restes bloqué sur un fait. « Alors c’est vraiment ce que tu crois que je suis ? Un connard ? » Parce qu’à tes yeux il n’y a pas d’autre mot pour quelqu’un qui ferait ça.

A ta réflexion sur la souffrance endurée au presque Game Over, elle réagit avec un flegme mal joué. « Et alors ? Qu’est-ce que ça peut faire ? » Tu sais qu’elle ne veut pas mourir malgré tout ce qu’elle dit. Qui veut mourir de toute façon ? A part les suicidaires mais ceux-là sont hors catégorie de toute façon, c’est les boss de la mort. Pour répondre à sa question impertinente, tu poses tes mains sur ses épaules et lorsque tu fais mine de la pousser tu la sens sursauter. Elle a eu peur. Tu n’es pas con, elle ne peut pas cacher ça. Tu continues de la tenir, comme si allait l’empêcher de mourir quand le compteur chutera. Parce que le compteur finira par chuter si elle reste comme ça, vous le savez aussi bien l’un que l’autre et c’est ça qui te met en rogne. Elle fait comme si le monde était le même que d’habitude alors qu’elle a les boules. Non, je n’ai trouvé aucune autre expression là tout de suite sur le moment. Non je n’enlèverai pas cette expression de merde de mon vocabulaire. Jamais. « Ce qui devra arriver arrivera. » C’est quoi la suite ? Yolo ? Sincèrement, quel est son problème ? Je retire ce que j’ai dit, elle est définitivement pire que toi. Dans sa condition peut-être que tu n’aurais pas accepté non plus ses points mais tu n’aurais pas dit de telles conneries. Alea jacta est. Semper fi au latin qui rend les choses plus classes. C’est vrai que toi comme elle utiliser beacoup de la politique du carpe diem mais c’est pas une raison pour dire les mêmes imbécilités que les cons du XXIe siècle. Je veux dire, les temps sont différents, agissez différemment. « Mais ça n’arrivera pas. Si je dois te forcer à accepter mes points je le ferai, crois-moi. » Et tu n’as qu’une parole, comme les samouraïs. Tu ne connais pas les samouraïs ? C’est pas grave, c’est l’esprit qui compte. Elle te tient tête, encore et encore. Mais elle ne s’est pas dégagée de ton emprise sur ses épaules, comme si elle se disait qu’elle ne pouvait pas tomber comme ça. Evidemment tu ne la laisserais pas tomber, mais ce ne sont pas deux mains sur ses épaules qui vont la faire survivre. « Tu peux dire ou faire ce que tu veux Judas, je n’accepterai aucun point de ta part. Ni de la part de personne d’autre. Et puis, je vais bientôt avoir mon salaire, ça va. » Pitié, qu’elle aille pas te faire croire qu’elle va utiliser son salaire pour elle... Tu sais qu’elle ne le fera pas. T’es pas né de la dernière pluie non plus - et fort heureusement vu qu’il a plu il y a deux jours - et tu sais parfaitement qu’elle va tout distribuer ou presque. Tu plonges tes yeux sombres dans les siens. « Je n’ai certainement pas besoin de te le dire mais si tu te laisses mourir, plus personne ne pourra bénéficier de ton aide. Des dizaines de gens mourront parce qu’il leur manquera cette personne qui aura le coeur de les aider. » Tu essaies de jouer là-dessus, sachant que cela peut la toucher.
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MessageSujet: Re: let me help. (judas)   Lun 3 Sep - 14:45

« C’est pas une raison. » Un léger sourire se dessine sur tes lèvres. Un sourire qui montre un mélange d’amusement, et de satisfaction. Il ne peut rien répondre à ta réplique, tout simplement parce que toi comme lui savez que tu as raison. T’es pas dans un état désastreux, gisant au sol. Loin de là. Tu te sens pas fiévreuse, tu ne trembles pas. Tu vas bien. Pour l’instant, du moins. « Si, c’est une raison mon petit. Une très très bonne raison. » Mon petit. Ca t’a toujours amusé de le surnommer ainsi. Parce que tu sais qu’il n’aime pas ça. Qui aimerait ça, de toute façon ? Même les gamins de cinq ans ne supportent pas qu’on les appelle de cette manière. Tu ne connais pas son âge réel exact, mais tu sais que tu es plus âgée que lui. Mais ça ne se voit même pas, parce que tu as toujours l’esprit et le caractère d’une adolescente de quinze ans. Et lui aussi. Malgré tout, vous vous ressemblez beaucoup. Tu ne supportes pas qu’on te donne des ordres, par exemple. Lui aussi. Mais bon, tu seras encore là dans un mois si tu devais dresser la liste des choses qui vous rapproche. « Alors c’est vraiment ce que tu crois que je suis ? Un connard ? » T’admets que t’y es allé fort sur ce coup là. Un peu. Beaucoup. Bien sûr, tu ne crois pas qu’il est un connard. Enfin.. si. Au début. Au tout tout début. Son air distant, et froid t’avait donné une première impression de lui négative. Mais au fil du temps, tu as compris qu’il était loin d’être la personne qu’il laisse paraître. Tu le trouves gentil, drôle, loyal. Tu l’aimes bien, ce Judas. Peut être un peu trop, même. Tu secoues la tête pour montrer qu’il a mal compris ce que tu voulais dire. « J’ai jamais dit ça. Je sais que t’es quelqu’un de bien, je ne doute pas de ça. C’est juste que.. tu ne me dois rien, tu sais. » Il n’exprime jamais vraiment ses sentiments, et toi non plus. Alors tu ne sais pas vraiment s’il se force pour être à tes côtés, tout simplement parce qu’il se croit redevable pour ce que tu as fait. A cause de son honneur pourri. Ou s’il est là parce qu’il le veut vraiment. Tu sais que tu le sauras jamais, parce qu’il ne te le dira pas. Et c’est ça le pire. Le doute. Ce doute énorme qui plane. Mais même s’il ne dit rien, des fois, tu n’as qu’à le regarder, ou rester auprès de lui pour lui accorder ta confiance. Comme s’il n’avait pas besoin de dire un seul mot pour te faire comprendre qu’il sera là pour toi. C’est plus fort que toi. Il y’a comme des…des ondes. C’est bête, c’est vrai. Mais c’est ce que tu ressens. Tu lui fais confiance, c’est plus fort que toi. Peut être que tu vas tomber de haut, peut être qu’il te décevra. Mais tu auras écouté ton instinct. C’est le principal. Non.. ?
« Mais ça n’arrivera pas. Si je dois te forcer à accepter mes points je le ferai, crois-moi. » Tu arques un sourcil, presque choquée par ses paroles. Il vient de te faire une sorte de menace, entre autre. Il serait sûrement capable de t’attacher à une chaise et te fera don de quelques points de force. S’il fait ça, tu ne voudras plus jamais entendre parler de lui, c’est clair et net. Ta seule envie sera qu’il disparaisse de ta vie, et tu donneras ses points à d’autres personnes, sous ses yeux. Il n’a tout simplement pas le droit de te faire ça. Pas le droit de te forcer à faire ce dont tu n’as pas envie : lui retirer quelques jours de sa vie. Sa vie à lui, qui promet d’être bien longue et mouvementée malgré tout. « Me forcer ? Tu parles à Apolline Northwood, petit. Je ne me laisserai pas faire, et tu le sais. Arrête d’insister. Tu gardes tes points pour toi, c’est tout. Compris ? » Tu as encore utilisé le surnom « petit » pour le mettre en rogne. Car même si la situation est plus ou moins grave, tu ne change pas pour autant : tu aimes t’amuser. Certes, il y a beaucoup de chance pour que tu rendes l’âme dans pas longtemps, avec un accident quelconque. Mais peu importe, tu ne vas pas te morfondre. Tu te dis que tu survivras. Tu survis toujours. Alors tu continues à glisser tes petites taquineries au milieu de phrases très sérieuses. Ce qui l’énervera encore plus. Sûrement. Tu ne comprends pas pourquoi il est en colère. Oui, tu fais comme si ce n’était pas important. Oui, tu fais comme si tu n’en avais rien à faire, de la vie. Et ? Est-ce que ça changerait quelque chose si tu te mettais à pleurer, à paniquer ? Non. Car horrifiée ou non, tu n’accepteras jamais les points d’un individu pour te sauver toi. Il ne te lâche pas, et tu ne lui dit rien, car d’un côté, ça te rassure qu’il te tienne. Il est comme ta protection. Tu parles un peu plus sérieusement cette fois-ci. « C’est peine perdue, Judas. Je ne flancherai pas, menace ou pas. » Il te regarde droit dans les yeux. Son regard te perturbe, il t’a toujours perturbé. C’est sûrement pour ça qu’il s’en sert contre toi, là, ici, maintenant. « Je n’ai certainement pas besoin de te le dire mais si tu te laisses mourir, plus personne ne pourra bénéficier de ton aide. Des dizaines de gens mourront parce qu’il leur manquera cette personne qui aura le coeur de les aider. » Ah, le fourbe. Tu fuis son regard. Il n’a pas le droit de te prendre par les sentiments, c’est injuste. Il sait quoi dire pour te convaincre, il est doué. Très doué. Mais tu ne peux pas, tu n’as pas le droit. Les images de pauvres gens mourant défilent dans ta tête. Mort de froid, mort de faim. Des Game Over qu’ils n’ont pas pu contrôler, pas pu empêcher. Tu en as presque les larmes aux yeux, ça te fait mal au cœur. Trop mal au cœur. Tu regardes le sol, tu lui en veux, en quelque sorte. « Arrête… T’as pas le droit de me dire ça. T’as pas le droit. » Ca te rend triste. La pauvreté, la détresse, c’est ce qui te touche. Depuis toujours. Il le sait, mais ça ne le gêne pas. Non, ça ne le gêne pas de t’affecter de la sorte pour te convaincre de prendre ses points. Tu passes alors de la tristesse à la colère, et tu te dégages de son emprise. « Vas te faire foutre, Jud’, j’en veux pas de tes points. » Oh oui, tu lui en veux. Beaucoup. Ca ira mieux dans quelques minutes, mais là, tu lui en veux. Tu prends une cigarette qui te calmera sûrement. Tu ne l’allumes pas tout de suite. Elle raccourcira tes jours à vivre, cette unique cigarette. Tant pis. Tant pis pour toi, Apolline. Tant pis.

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MessageSujet: Re: let me help. (judas)   Lun 3 Sep - 17:55

« Si, c’est une raison mon petit. Une très très bonne raison. » Ta mâchoire se tord de colère. Elle joue avec le feu tout en sachant très bien que tu ne pourras pas lui faire payer cette insulte. Si petit peut être considéré comme une insulte. Moi je dirai que c’est plus une simple provocation qu’une véritable insulte. Et vu son sourire c’est forcé. Elle se fout de ta gueule avec une joie non dissimulée. Le pire c’est que tu n’as absolument rien à répondre à cela. Parce qu’à nouveau elle a raison. Tu n’aimes pas quand tu t’opposes à elle mais qu’elle a raison. Comme tout le monde quoi. Ton argument est invalide, c’est comme ça. Non, n’insiste pas ça sert à rien je te dis. Buuurn et pis c’est tout. Va, tu te rattraperas sur la suite. Mais cette même suite ne te donne guère d’occasion de l’attaquer, au contraire c’est à toi qu’elle fait mal. Elle y est allé fort là, j’espère qu’elle a pas mesuré ses mots. C’est fort probable mais au fond peut-être qu’elle le pense vraiment. Bah, après tout moi je te le dis bien souvent que t’es un connard, je te le dis minimum cinq fois par jour pour que tu ne prennes pas la grosse tête. C’est comme ça que c’est censé marcher. Il faut se faire un peu insulter si on ne veut pas avoir les chevilles qui gonflent. Sauf que là c’est différent. Ton amie semble se rendre compte de sa bourde et se reprend : « J’ai jamais dit ça. Je sais que t’es quelqu’un de bien, je ne doute pas de ça. C’est juste que.. tu ne me dois rien, tu sais. » Si. Si tu lui dois quelque chose. La vie. Très personnellement j’appelle pas ça rien. Très personnellement tu n’appelles pas ça rien non plus, nous sommes donc deux de cet avis. Si ce n’est pas ce qu’elle pense c’est qu’elle est un peu bizarre mais je n’ai jamais douté de ça donc c’est réglé. Tu la regardes droit dans les yeux, ne sachant plus guère si tu es en colère ou peiné par ses propos. Peut-être les deux, tu es si compliqué que ça ne m’étonnerait pas. Vous pourriez pas faire simple ? Genre vous aimer ou vous détester ? On dirait que vous jouez au chat et à la souris sauf qu’on sait pas lequel est lequel et que de toute façon le chat n’a plus de dents et qu’il ne lui reste que des griffes émoussées. Oui, admirez ma comparaison hors du commun. Je ne signe pas d’autographes, désolée les filles. « Pourtant c’est ce que tu as dit en un sens. » Quoi ? Que t’étais un connard ? Oui c’est la définition du connard qu’elle t’a appliquée sans prononcer le mot originel. « Et en l’occurence je te dois quelque chose de plutôt important. La vie. » Eh oui c’est vrai. Mon Dieu on dirait ces films à l’eau de rose. Diantre, je sens comme une espèce d’envie de vomir devant cette phrase mièvre. Je sais que tu ne voulais pas jouer les Edward Cullen mon coco mais tu m’as extrêmement déçue.

Lorsque tu parles de la forcer à accepter tes Health Points, elle arque un sourcil surpris, en mode WTF. Je suppose qu'elle se demande si tu crois vraiment ce que tu dis - je me pose la même question d'ailleurs, y'a moyen d'avoir une réponse ? - et si oui jusqu'où tu serais prêt à aller - idem. Au fond tu sais que si tu essayais de la forcer elle redonnerait ces points jusqu'à se retrouver au chiffre deux à nouveau, juste pour te montrer que ce n'est pas toi qui décides. Mais plus encore, tu sais que tu la perdrais, que plus jamais elle ne daignerait t'adresser un signe de vie. Et elle est la seule personne que tu peux réellement appeler amie. Tu ne veux pas qu'elle s'en aille. « Me forcer ? Tu parles à Apolline Northwood, petit. Je ne me laisserai pas faire, et tu le sais. Arrête d’insister. Tu gardes tes points pour toi, c’est tout. Compris ? » Ouais t'as compris ? Tu parles à Apolline Hood là tu vois. On est passé au niveau supérieur, c'est du sérieux. Tu joue dans la cour des grand mon petit Jean. Par contre pour les points... T'as pas l'intention de les garder pour toi. Tu passes sur le "mon petit" - à quoi bon s'y attarder ? - pour lui répondre. « Je sais parfaitement à qui je parle. À vrai dire je sais peut être plus à qui je parle que toi le contraire. Et les points j'en ai suffisamment pour moi. » En un sens ce que tu dis est vrai. En recoupant les informations données par ceux du Health Center et ce que tu as deviné d'elle - encore une fois elle n'est pas très bonne affabulatrice - tu en sais peut-être plus sur elle qu'elle n'en sait sur toi. C'est même probable, même si je ne parierais peut-être pas là-dessus. « C’est peine perdue, Judas. Je ne flancherai pas, menace ou pas. » On verra ce qu'on verra. Devant ton discours sur la façon dont sa mort pourrait causer celle d'autres personnes, elle semble mal à l'aise. Elle fuit ton regard. Tu l'as touchée. That's a bingo ! Juste bingo ? Bah bingo alors. C'était ton arme ultime et elle a fait mouche. Tu en serais presque fier si ce n'était pas une Apolline complètement désemparée qui se tenait face à toi. « Arrête… T’as pas le droit de me dire ça. T’as pas le droit. » Techniquement tu peux. Mais elle a une toute petite voix, on dirait presque qu'elle va pleurer. Tu n'aimes pas la voir dans cet état mais tu préfères quand même qu'elle soit comme ça que morte. Entre Charybde et Scylla, mieux vaut choisir Scylla. Elle fait mal mais ne détruit pas tout. Tu regardes cette forte jeune femme - mais est-elle vraiment jeune ? - qui semble si fragile passer du vague à l'âme à la colère pure. Elle se dégage de ton emprise sur ses épaules  avec brutalité et tu ne cherches même pas à l'en empêcher, surpris. Elle se met à te crier dessus. « Va te faire foutre, Jud’, j’en veux pas de tes points. » Allons bon, vraiment ? On l'aura pas compris ça... T'es peut-être borné mais t'es ni con ni sourd, faudrait que ça rentre dans sa tête dure. Elle sort nerveusement une cigarette d'un paquet et la garde entre ses doigts fins sans l'allumer pour l'instant. Tu la lui arraches sans tarder. « Hors de question que tu fumes. Déjà parce que c'est moi qui les ai volées ces cigarettes donc techniquement ce sont les miennes. » Ça c'est vrai. Tu es le propriétaire légal de ce paquet - que tu lui retires aussi - donc tu peux faire ce que tu veux. « Mais aussi parce que tu vas déjà crever relativement vite si je te file pas de points sans que tu fumes en plus. » En gros ? Bah... Pas de points, pas de cigarettes. Et ça me rappelle bizarrement quelque chose.
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MessageSujet: Re: let me help. (judas)   Mar 4 Sep - 6:18

Il te répond tout simplement par un « non », affirmant qu’une fois de plus, tu as raison. Et qu’il a tord. Ce n’est pas difficile à deviner, tu ne daignerai même pas le regarder s’il était un connard, un vrai. Puis Judas sourit quand tu pointes ton index sur son torse. C’est vrai que si tu n’étais pas offusquée à ce moment même, t’en rirais aussi. Parce que tu es tout simplement ridicule face à lui qui a l’air si fort. « Je sais que tu ne demandes rien. Mais je refuse de t’écouter sur ce coup-là, dans ma tête je dois te rembourser ma dette. » Sa dette, tu n’en veux pas. Toi, ton bonheur, c’est aider les gens. Coûte que coûte. Au prix de ta vie, s’il le faut. Mais il n’a pas l’air de le comprendre. Il ne comprend jamais rien, de toute façon. Il n’arrive pas à accepter ta façon de penser. Il croit avoir toujours raison, connaître tout sur tout parce qu’il n’a jamais eu de chance dans la vie. C’est faux. Ce qu’il ne sait pas, c’est que s’il n’y avait pas des gens comme toi, prêt à tout pour aider, le monde serait encore pire maintenant. Vraiment pire. Alors des personnes comme toi, il en faut bien. Tu es tout sauf égoïste. Tu secoues la tête pour la énième fois en quelques minutes. T’as envie de le frapper parce qu’il fait la sourde oreille. Il insiste, et tu n’apprécies pas ça. Pas du tout. Quel idiot. Un idiot à qui tu t’es attaché, malheureusement. « Tais-toi Jud. Tais-toi. » C’est tout ce que tu trouves à dire. Tu ne veux plus entendre parler de cette dette. T’en as marre de ça. Tu veux avoir une vie normale, sans complications. Tu veux qu’il oublie cette soi-disant dette. Tes sourcils se froncent. « T’es vraiment chiant. » Argument de malade, oui oui. Toi aussi t’es un peu idiote Apolline, non ? Tu soupires légèrement, lacée de ce sujet. Tu ne veux pas de ces points, et tu ne changes que très très rarement d’avis. C’est peine perdu pour lui et son « remboursement » qui lui tient tant à cœur.
Et puis, pour changer, il t’énerve. Encore une fois. Enfin, aujourd’hui tu te vexes vite. T’es sur les nerfs. Sûrement à cause de ces deux derniers points qu’il te reste. T’es sur les nerfs, t’as peur, mais tu ne l’admettrais pour rien au monde. Ca signifierait que tu es faible, que tu as besoin d’aider. Tu ne veux pas d’aide. L’aide, c’est toi qui la donne. Tu ne la reçois pas. Non. Jamais. « C’est pas ce que je voulais dire Apo... Les points c’est juste que je peux t’en donner, c’est pas comme si je te demandais de me laisser me mettre dans la même situation que tu étais la première fois. » Aujourd’hui, vous ne vous comprenez vraiment pas. C’est fou. Comme si il y’avait un mur blindé entre vous deux. « Oui, tu peux m’en donner. Mon père aussi peux m’en donner, le président peut m’en donner, et le père noël aussi. Et ? Ca change quoi ? J’vais pas prendre des points au père Noël, ni à toi. Maintenant arrête avec ça.» Tu ne veux plus entendre parler de ça. C’est ridicule. Toi, prendre les points de Judas ? jamais. O grand jamais. Puis le sujet dévie sur les cigarettes, et tu es tout autant choquée. Tu ne sais pas ce qu’il a aujourd’hui le coco, mais il a décidé de te faire chier apparemment. « Non, mais du moins pas dans l’immédiat. » Tu ne prends même pas la peine de répondre. Tout ça commence sérieusement à t’énerver. Tu ne veux pas parler de ça. Tu ne veux plus parler de ça. Certes, tu sais qu’il fait et dit ça pour toi. Mais il te connaît depuis le temps. Il devrait savoir que tu es aussi têtue que lui, et que tu ne céderas pas. Judas pose ses mains sur tes épaules, et son regard te glace. Ca l’amuse de te faire peur comme ça ? Tu ne trouves pas ça drôle. Pas du tout. « Tu te rappelles ? Un seul petit coup. Je te demande pas de prendre une centaine de points. Juste, je sais pas moi, soixante ? Tu pourras même me les rembourser quand t’auras les moyens si tu veux, je m’en fous. » D’un côté, t’es touchée. Parce que tu sais qu’il ne fait pas ça que parce qu’il te doit quelque chose. Il prouve en quelque sorte qu’il tient à toi, plus ou moins. Sans vraiment le formuler. Parce que dire ce genre de chose, ce n’est pas son genre, ni le tien. Donc oui, en quelque sorte ça te fait plaisir qu’il insiste autant. Mais tu ne le montre pas. Bien sûr. Tu finis par rire. Parce que tu sais qu’il n’acceptera jamais que tu le rembourse. Tu le connais. Un peu trop bien, même. Puis 60 points, c’était juste… énorme. Il ne se rendait pas compte de ce que ça représentait. Pour lui, pour elle, pour les autres. Il ne comprenait rien. Tu secoues la tête, belle Apolline, et tu bouges de manière à ce qu’il lâche tes épaules. « Laisse-moi tranquille avec ça. S’il te plaît. » Tu le supplies du regard. Tu ne l’avais jamais fait auparavant. Tu mords doucement ta lèvre inférieure, comme si ça pourrait y changer quelque chose. Il faut que vous changiez de sujet. Maintenant. « Tu savais que j’ai une nouvelle chaîne sur ma télé ? » Ok, Apolline, tu es tout simplement ridicule. Ridiculement ridicule. Pauvre idiote. En plus, tu n’as pas de nouvelle chaîne. Tentative ratée. Game Over, Apolline Hood.


Spoiler:
 




Dernière édition par Apolline Northwood le Dim 23 Sep - 9:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: let me help. (judas)   Mar 4 Sep - 14:29

« Ce n’est pas ce que je voulais dire ! Tu crois vraiment que si je pensais que tu étais le pire des connards, je me tiendrai en face de toi, là, maintenant ? Dis-moi ? Tu crois vraiment que je te parlerai, si je pensais ça ? » Là elle a pas tort tu vois. Elle a même un excellent argument. Si t’étais vraiment un immonde connard elle aurait définitivement réussi à se débarrasser de toi, elle ne t’aurait pas aidé à obtenir un boulot au Health Center. Et pis si t’étais une telle ordure t’aurais de toute façon pas cherché à rester avec elle. Pour le con t’es con. Mais attention, pas un connard. Eh oui, toute la différence tient en quatre lettres. C’est pour ça qu’il est important d’apprendre à parler français. Mais oui je sais que tu vis à Salt Lake City et que tu parles anglais mais moi j’écris en français alors si je dis anglais ça n’aura plus de sens... Chut mon enfant, chut. Elle a raison, tais-toi. Ou plutôt réponds à sa demande. « Non. » Non, voilà. Elle ne te parlerait pas si t’étais un connard. C’est réglé ? Tu te mords la lèvre alors qu’elle a son index pointé sur ta poitrine comme une menace bien dérisoire. Tu en souris. Personnellement dans cette position me fait penser à Bonnemine dans Astérix. Tu connais pas ? C’est normal tu préfères les comics de super héros. Mais elle est un peu plus fine et jolie que la bonne vieille femme du chef. Tu crois que je devrais arrêter de faire des allusions stupides ? C’est possible. Mais ça m’ennuie d’être sérieuse. Pas toi ? Non ? Bah reste sérieux alors, espèce de rabat-joie ! « J’te demande rien… T’as pas à faire ça. Pas pour moi. » Si elle te demande rien c’est parce qu’elle est conne. Quoi ? C’est vrai ! N’importe qui essaierait d’en profiter et de gagner quelque chose à la place, quoi que ce soit, mais pas elle. T’as raison, elle est peut-être tout simplement généreuse même si tu as du mal à comprendre ce qui se passe dans sa tête. Elle devrait pas être comme ça. C’est pas naturel, pas alors qu’elle a eu une enfance dorée sans aucune incidence. Tu secoues la tête, un peu d’incompréhension. Parce qu’au fond, tu n’étais pas obligé de rester non plus, t’aurais pu l’écouter et considérer que puisqu’elle ne voulait rien tu n’avais rien à lui donner. Mais tu ne l’as pas fait. « Je sais que tu ne demandes rien. Mais je refuse de t’écouter sur ce coup-là, dans ma tête je dois te rembourser ma dette. » D’une manière ou d’une autre. Et puis il ne s’agit plus tant d’une dette que de ‘‘fidélité’’. Tu t’es attaché à elle et tu n’as pas envie de partir. Tu es bien là. Sauf que tu vas pas le dire.

Elle n’a pas l’air d’apprécier le fait que tu mentionnes ta ‘‘connaissance’’ d’elle. Comme si ça l’énervait de se dire qu’en un sens tu as raison. Comme si elle se sentait trahie. Et si c’était le cas ? Peut-être mais je peux pas t’aider, je suis dans ta tête pas la sienne je te rappelle. C’est vrai que tu ne parles pas beaucoup de toi. Je sais que tu n’aimes pas ça mais quand même, tu la connais depuis des mois Apolline. Et sans parler de cette durée qui peut sembler courte, tu es toujours avec elle. C’est ça la différence avec une simple connaissance. Sauf qu’entre compagnons de délits, les connaissances devraient être partagées. Ou alors qu’il n’y ait pas de connaissances du tout. Mais tout devrait être équitable, pas comme là où tu la laisses parler tout le temps sans prendre le temps ni montrer l’envie de lever ne serait-ce qu’un coin de ce rideau qui te cache. Un rideau, rien de plus à vrai dire. Un écran de fumée étouffante et opaque. « Ca veut dire quoi, ça ? Que ça y’est, parce que monsieur reste mystérieux et que je ne connais rien sur lui, il se sent tout de suite supérieur, c’est ça ? » Here you are misunderstood douchebag... Comme elle tout à l’heure quand elle te traitait - il te semblait - implicitement de connard, elle t’as mal compris. En même temps on pouvait comprendre ça dans tes paroles, excuse-moi mais si tu ne sais pas t’exprimer clairement, autant devenir une femme comme ça t’auras des excuses. Le fait est que ce n’est absolument pas ce que ta phrase impliquait. C’était juste pour contrer son ‘‘tu sais à qui tu parles ?’’, rien de plus. Tu n’as pas fait un choix de terme très judicieux, dommage pour toi. Ne sachant guère quoi répondre, tu lui laisses du coup le temps de placer une autre remarque colérique - elle s’emporte vite aujourd’hui décidément - qui te vole dans la gueule avec une méchanceté qui n’est pas la sienne. « Tant mieux si tu en as suffisamment pour toi, profites-en, paye toi une maison, j’sais pas. Vis ta vie. » Tu ne voulais pas dire ça. Aujourd’hui tu es vraiment un incompris. En même temps tu en sors de ces conneries... Tu vas mal aujourd’hui hein. Vraiment. « C’est pas ce que je voulais dire Apo... Les points c’est juste que je peux t’en donner, c’est pas comme si je te demandais de me laisser me mettre dans la même situation que tu étais la première fois. » Quant à toi... Tu veux bien lui parler de toi si elle insiste, un autre jour. Mais tu ne veux pas le dire là, ce serait une victoire pour elle. Et puis elle serait capable de te forcer à parler de toi maintenant pour changer de sujet, la fourbe. Tu es fourbe aussi quand tu lui arraches la cigarette pour lui lancer que c’est les tiennes. Sa bouche prend la même forme que celle d’un poisson rouge, c’est très drôle à voir à vrai dire. Elle ne s’attendait pas à ça. En colère, elle rétorque du tac au tac : « Ah, parce que maintenant ce que tu voles est à toi, c’est ça que t’es en train de dire ? » Tu soupires de façon très audible et lèves les yeux au ciel avec exaspération. Mais enfin... Ce n’était qu’un prétexte, ça elle pourrait le comprendre quand même. C’est pour ça que tu sors de suite la deuxième raison qui est la véritable explication du pourquoi du comment de parce que tu fais ça. Non, je ne savais pas comment tourner cette phrase alors j’ai dit n’importe quoi. Ta compagne réplique que si elle le veut, elle peut voler un paquet n’importe quand. « Non, mais du moins pas dans l’immédiat. » Un problème de réglé pour l’instant, un sursis. Et puis tu pourrais l’empêcher d’essayer d’en voler un autre si tu le voulais, même si au fond tu sais qu’elle n’est pas assez conne pour essayer. Prenant une espèce de pose de diva en colère, elle pose ses doit graciles sur ses fines hanches et te toises avec défi. Ce regard qui veut dire ‘‘je ne cèderai pas mon coco’’. « Tu vas pas abandonner avec ça ? » Tu secoues la tête de gauche et droite avec consternation. De quoi elle se plaint ? Elle te connait quand même ! Dans une tentative inutile de te rassurer, elle argumente : « Deux points, c’est bien. Ca fait dix jours. J’ai dix jours pour trouver des points, t’as pas à t’inquiéter. » Tu t’inquiètes justement. Parce qu’au fond durant ces dix jours, durant même la prochaine heure, n’importe quoi pourrait se passer et ouste les deux points. Ouste Apolline aussi. Sauf que tu n’as aucune intention ni envie de lui dire adieu. Tu replaces tes mains sur ses épaules après avoir enfoui le paquet de cigarettes au fond de ta poche. Un air froid, dur et insensible masque ton visage. « Tu te rappelles ? Un seul petit coup. » Tu la regardes avec cette fois une espèce du supplication au fond de tes prunelles. « Je te demande pas de prendre une centaine de points. Juste, je sais pas moi, soixante ? Tu pourras même me les rembourser quand t’auras les moyens si tu veux, je m’en fous. » Tu dis ça mais si elle accepte, au moment où elle voudra te les rendre si elle souhaite le faire, tu essaieras ce que tu peux pour éviter de les récupérer.
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MessageSujet: Re: let me help. (judas)   Dim 23 Sep - 12:50

Il te répond tout simplement par un « non », affirmant qu’une fois de plus, tu as raison. Et qu’il a tord. Ce n’est pas difficile à deviner, tu ne daignerai même pas le regarder s’il était un connard, un vrai. Puis Judas sourit quand tu pointes ton index sur son torse. C’est vrai que si tu n’étais pas offusquée à ce moment même, t’en rirais aussi. Parce que tu es tout simplement ridicule face à lui qui a l’air si fort. « Je sais que tu ne demandes rien. Mais je refuse de t’écouter sur ce coup-là, dans ma tête je dois te rembourser ma dette. » Sa dette, tu n’en veux pas. Toi, ton bonheur, c’est aider les gens. Coûte que coûte. Au prix de ta vie, s’il le faut. Mais il n’a pas l’air de le comprendre. Il ne comprend jamais rien, de toute façon. Il n’arrive pas à accepter ta façon de penser. Il croit avoir toujours raison, connaître tout sur tout parce qu’il n’a jamais eu de chance dans la vie. C’est faux. Ce qu’il ne sait pas, c’est que s’il n’y avait pas des gens comme toi, prêt à tout pour aider, le monde serait encore pire maintenant. Vraiment pire. Alors des personnes comme toi, il en faut bien. Tu es tout sauf égoïste. Tu secoues la tête pour la énième fois en quelques minutes. T’as envie de le frapper parce qu’il fait la sourde oreille. Il insiste, et tu n’apprécies pas ça. Pas du tout. Quel idiot. Un idiot à qui tu t’es attaché, malheureusement. « Tais-toi Jud. Tais-toi. » C’est tout ce que tu trouves à dire. Tu ne veux plus entendre parler de cette dette. T’en as marre de ça. Tu veux avoir une vie normale, sans complications. Tu veux qu’il oublie cette soi-disant dette. Tes sourcils se froncent. « T’es vraiment chiant. » Argument de malade, oui oui. Toi aussi t’es un peu idiote Apolline, non ? Tu soupires légèrement, lacée de ce sujet. Tu ne veux pas de ces points, et tu ne changes que très très rarement d’avis. C’est peine perdu pour lui et son « remboursement » qui lui tient tant à cœur.
Et puis, pour changer, il t’énerve. Encore une fois. Enfin, aujourd’hui tu te vexes vite. T’es sur les nerfs. Sûrement à cause de ces deux derniers points qu’il te reste. T’es sur les nerfs, t’as peur, mais tu ne l’admettrais pour rien au monde. Ca signifierait que tu es faible, que tu as besoin d’aider. Tu ne veux pas d’aide. L’aide, c’est toi qui la donne. Tu ne la reçois pas. Non. Jamais. « C’est pas ce que je voulais dire Apo... Les points c’est juste que je peux t’en donner, c’est pas comme si je te demandais de me laisser me mettre dans la même situation que tu étais la première fois. » Aujourd’hui, vous ne vous comprenez vraiment pas. C’est fou. Comme si il y’avait un mur blindé entre vous deux. « Oui, tu peux m’en donner. Mon père aussi peux m’en donner, le président peut m’en donner, et le père noël aussi. Et ? Ca change quoi ? J’vais pas prendre des points au père Noël, ni à toi. Maintenant arrête avec ça.» Tu ne veux plus entendre parler de ça. C’est ridicule. Toi, prendre les points de Judas ? jamais. O grand jamais. Puis le sujet dévie sur les cigarettes, et tu es tout autant choquée. Tu ne sais pas ce qu’il a aujourd’hui le coco, mais il a décidé de te faire chier apparemment. « Non, mais du moins pas dans l’immédiat. » Tu ne prends même pas la peine de répondre. Tout ça commence sérieusement à t’énerver. Tu ne veux pas parler de ça. Tu ne veux plus parler de ça. Certes, tu sais qu’il fait et dit ça pour toi. Mais il te connaît depuis le temps. Il devrait savoir que tu es aussi têtue que lui, et que tu ne céderas pas. Judas pose ses mains sur tes épaules, et son regard te glace. Ca l’amuse de te faire peur comme ça ? Tu ne trouves pas ça drôle. Pas du tout. « Tu te rappelles ? Un seul petit coup. Je te demande pas de prendre une centaine de points. Juste, je sais pas moi, soixante ? Tu pourras même me les rembourser quand t’auras les moyens si tu veux, je m’en fous. » D’un côté, t’es touchée. Parce que tu sais qu’il ne fait pas ça que parce qu’il te doit quelque chose. Il prouve en quelque sorte qu’il tient à toi, plus ou moins. Sans vraiment le formuler. Parce que dire ce genre de chose, ce n’est pas son genre, ni le tien. Donc oui, en quelque sorte ça te fait plaisir qu’il insiste autant. Mais tu ne le montre pas. Bien sûr. Tu finis par rire. Parce que tu sais qu’il n’acceptera jamais que tu le rembourse. Tu le connais. Un peu trop bien, même. Puis 60 points, c’était juste… énorme. Il ne se rendait pas compte de ce que ça représentait. Pour lui, pour elle, pour les autres. Il ne comprenait rien. Tu secoues la tête, belle Apolline, et tu bouges de manière à ce qu’il lâche tes épaules. « Laisse-moi tranquille avec ça. S’il te plaît. » Tu le supplies du regard. Tu ne l’avais jamais fait auparavant. Tu mords doucement ta lèvre inférieure, comme si ça pourrait y changer quelque chose. Il faut que vous changiez de sujet. Maintenant. « Tu savais que j’ai une nouvelle chaîne sur ma télé ? » Ok, Apolline, tu es tout simplement ridicule. Ridiculement ridicule. Pauvre idiote. En plus, tu n’as pas de nouvelle chaîne. Tentative ratée. Game Over, Apolline Hood.


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MessageSujet: Re: let me help. (judas)   Mar 25 Sep - 15:08

« Tais-toi Jud. Tais-toi. » Qui c'est qui qui est à court d'arguments ? C'est Apoooooo ! On dirait deux gamins dans la cour de récréation qui se disputent mais qui n'ont rien à se dire : "de toute façon tais-toi pis c'est tout ! - nan, c'est cui qui dit qu'y est !" Quoi ? Elle va te tirer la langue ? C'est la prochaine étape après le doigt accusateur sur la poitrine ? Vous êtes plus en CP non plus, les primaires c'est l'école d'à-côté mais je suis pas sûre qu'ils acceptent une inscription de votre part. Quoique vous puissiez toujours tenter... « T’es vraiment chiant. » Oui, oui on est bien d'accord. N'empêche que niveau argument là je crois qu'on vient de toucher le fond du puits. Parce que oui t'es chiant, tout le monde le sait, je m'escrime même à te le répéter depuis ta naissance alors c'est plus vraiment un scoop. Ta mère et ton père étaient chiants de t'abandonner. T'as été chiant de t'enfuir. Apolline a été chiante de te sauver. T'as été chiant de presque la stalker. Elle est chiante de refuser tes points, tu es chiants d'insister. Ta vie est une succession de gens chiants dont u fais partie. Tiens, tant qu'on y est moi aussi je suis chiante à parler tout le temps, à te faire la morale, à essayer de te sauver la vie alors que tu ne m'écoutes jamais ! Je devrais rendre mon tablier même si de toute façon je n'en ai pas besoin puisque je ne cuisine pas. « Oui je sais, c'est pour ça que je suis là. » Tu souris. S'pece de p'tit con va ! Tu l'énerves elle t'énerve mais au fond vous n'arrivez jamais à vous rendre la monnaie de vos pièces. T'es pourtant pas mauvais en maths. C'est un comble quand même pour deux membres du service comptabilité du Health Center ! Je suis fatiguée oui, d'où les jeux de mots qui eux aussi touchent le fond du puits. Au moins on reste dans le même registre. Et toi qui lui dit encore que t'as les moyens de lui donner des points, que ça va pas te tuer, que... Que fuck elle pourrait accepter quand même sinon y'aura très probablement mort d'Apolline ! Mais non, non définitivement ça ne la tente pas trop. « Oui, tu peux m’en donner. Mon père aussi peux m’en donner, le président peut m’en donner, et le père noël aussi. Et ? Ca change quoi ? J’vais pas prendre des points au père Noël, ni à toi. Maintenant arrête avec ça. » Petit papa Noël quand tu descendras du ciel, n'oublie pas mes petits souliers parce que je suis grave en manque de Health Points et qu'on est en juillet et que le Pôle Nord c'est plutôt loin le trajet doit pas se faire en une heure... Ou le président oui pourquoi pas ? Mister Dawlish il doit en avoir des points mais j'ai comme un doute sur le fait qu'il en distribuerait au premier venu... Les Robins des Bois comme Apo ça doit pas l'émouvoir un max au contraire il doit prendre un malin plaisir à les écraser du talon, avec tout le dédain que ne peut qu'afficher un homme de son rang. « Il habite loin le père Noël tu sais, avant qu'il arrive tu seras morte. Alors que je suis juste là. » Tu es là c'est un fait avéré et même plutôt inutile parce que franchement tu ferais mieux d'aller te perdre en Sibérie, ça ferait des vacances à tout le monde ! Principalement à moi, je partirai aux Bahamas, j'en ai plus que besoin. 

Apolline a l'air de douter, comme si en un sens elle était tentée d'accepter ton offre. Mais ce n'est peut-être qu'une illusion d'optique, je suis de toute façon très forte pour me faire des films, j'aurais fait un réalisateur de talent. Dommage que je ne soie qu'une conscience, le monde ne sait pas ce qu'il loupe. Quand tu la secoues à nouveau elle a l'air d'avoir peur alors que tu ne fais que répéter des gestes déjà effectués. Peut-être que c'est cette espèce de flamme sombre qui danse au fond de tes yeux qui l'effraie. C'est vrai que c'est flippant, on dirait un super méchant de film. Mais pas un de ceux genre le Joker qui sont complètement fous, non, t'es plus en mode Magnéto. Oui, admirez les références. En attendant c'est assez gênant cet air mauvais, ça met mal à l'aise. On dirait que tu n'as plus de raison de vivre alors que ce n'est pas le cas. Et même si tu ne l'avoueras jamais, ta principale raison de vivre, celle qui te fait rire, t'énerve, t'attendrit, bref te garde vivant, elle est face à toi. C'est ce petit bout de femme blonde qui te ressemble autant qu'elle est différente de toi. Elle se dégage de ton étreinte. « Laisse-moi tranquille avec ça. S’il te plaît. » Est-ce que ce serait...? Mais... Mon Dieu oui c'est une prière de la part de Mlle. Northwood ! Je n'ai jamais vu ça et toi non plus. Déconcerté, tu la regardes se mordre la lèvre avec gêne. Petite créature brisée. Elle te semble si fragile en cet instant précis. Peut-être parce qu'elle l'est, c'est une évidence qui pourtant n'est pas souvent apparente. « Tu savais que j'ai une nouvelle chaîne sur ma télé ? » Tu soupires extérieurement et moi intérieurement. Non mais franchement, pour la qualité des programmes en plus ! Elle pouvait pas tomber plus bas comme changement de sujet là. Elle a des leçons à prendre et... Je ne suis pas disposée à lui en donner. « Pour ce que tu regardes la télé... » Tu regardes aux alentours comme si tu cherchais une échappatoire alors même que tu es presque en position de force. Tu ne veux pas te disputer avec Apolline mais en même temps tu ne veux pas abandonner, c'est littéralement une question de vie ou de mort. Braquant tes prunelles brunes dans les siennes, tu dis d'une voix basse comme si tu confessais un terrible secret : « Tu ne comprends pas. Je ne peux pas te laisser comme ça. » Tu me manquerais si tu n'étais plus là. Mais tu ne le dis pas. 

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MessageSujet: Re: let me help. (judas)   Sam 29 Sep - 8:08

« Oui je sais, c'est pour ça que je suis là. » Tu lèves les yeux aux ciels. T’es à court d’arguments, et ça t’énerve. Tu t’énerves sur toi-même, il t’énerve lui aussi. Bref, t’es pas contente petite Apolline. Puis finalement tu pars dans tes délires de pères noël, de président, et tout ça. Encore une fois parce que tu n’as rien trouvé de plus intelligent à dire. Tant pis pour toi. « Il habite loin le père Noël tu sais, avant qu'il arrive tu seras morte. Alors que je suis juste là. » Tu soupires. Tu ne veux pas être sauvée, tu ne vois pas l’intérêt. T’as aidé des gens, tu as utilisé ta vie pour en sauver d’autres, et tu ne le regrettes pas. Tu as fait quelque chose de bien dans ta vie. Tu n’as pas mauvaise conscience, tu as accompli tout ce que tu avais à accomplir. T’es heureuse avec ce que fais. Rien ne te retient ici. Ton père ferme les yeux sur tes frauderies, mais ne t’adresses plus la parole. Il y a juste… Judas. Oui, Judas, tu l’apprécies. Peut être un peu trop, même. C’est pas vraiment normal, surtout que tu ne le connais pas depuis si longtemps que ça, mais tu ne cherches pas à comprendre. On t’a toujours dit que tu étais une personne bizarre, alors tu l’acceptes. Alors oui, la seule chose qui te retient ici, c’est Judas. Judas et son sale caractère, Judas et ses vieilles blagues, Judas et sa tête de mule, Judas et sa petite bouille, Judas et sa fierté. Judas. C’est sûrement la personne dont tu es la plus proche dans ce monde si moche. Finalement, tu finis par hausser tes frêles épaules. « J’ai pas besoin d’être sauvé, ni par le père Noël, ni par toi. » Tu lui accordes un léger sourire, lui faisant comprendre qu’il aura beau dire tout ce qu’il voudra, ce n’est pas de cette manière qu’il arrivera à la convaincre. Il n’y arrivera d’aucune autre manière, de toute façon.

Tu le supplies. T’as jamais fait ça. Ce n’est pas dans tes habitudes. T’espères qu’il aura vite effacé ça de sa mémoire. C’est tellement pas ton genre, ça. Mais là, c’était nécessaire. Sûrement. Tu ne sais pas trop. Tu te fais pitié toi-même, au final. T’en es réduit à supplier Judas de te laisser tranquille tellement tu ne supportes pas qu’on aborde ce sujet. Tu détestes ça, même. On parle de ta vie. De l’enjeu qu’il y a. Tu n’es pas du genre suicidaire ou quoi que ce soit, mais si ton heure est venue, alors tu l’accepteras sans problèmes. Même si tu quitterais ce monde avec quelques regrets. Des regrets comme le fait que tu ne connaisses pas Judas autant que tu le veuilles. Des choses comme ça. Presque toutes en rapport avec ce mauvais garçon. T’essaies alors de changer de sujet comme tu le peux, mais rien ne te viens à l’esprit à part parler de ta télé, et de la nouvelle chaîne que tu as découverte. Idiot, et assez pathétique, d’ailleurs. Surtout que t’es pas du genre à rester affaler sur le canapé devant la télé. C’est pas toi, ça. Il soupire bruyamment, et d’un côté, tu le comprends. « Pour ce que tu regardes la télé... » Tu te dis que peut être il va vraiment changer de sujet, qu’il va jouer le jeu. Alors d’un côté ça te fait plaisir, tu te dis qu’il a comprit. Comprit que ça te gêne de parler de ça, que tu ne veux pas. « C’est toujours ça… » Tu te dis que ça y’est, c’est fini, il va te laisser tranquille. Mais là, tu le vois regarder autour de lui, comme pour vérifier qu’il n’y a personne qui vous observe. Et tu te dis qu’il est en train de préparer un plan. Un mauvais plan. Du moins, un plan qui ne te plairai pas. « Tu ne comprends pas. Je ne peux pas te laisser comme ça. » Il te dit ça à voix basse. Comme s’il te confiait quelque chose que personne d’autre ne devait savoir. Quelque chose de mal. Quelque chose dont il a honte, ou peur. Tu ne sais pas trop. Ton regard grisé ne quitte pas le sien. D’un côté, ça te touche qu’il te porte tant d’attention. Ça te fait quelque chose, forcément. Mais de l’autre, tu ne veux pas de tout ça. Enfin… d’un côté si, en fait. Bref, t’es une personne complètement bizarre et incompréhensible. Et tu décides de jouer à son jeu. Sans vraiment savoir pourquoi, tu penches sur lui en te mettant sur la pointe des pieds –puisqu’il est plus grand que toi- ta bouche se trouvant finalement au niveau de son oreille. Tu poses une main à plat sur son torse pour t’appuyer et ne pas trébucher, puis tu lui dis sur le même ton que lui, à voix basse. « Pourquoi ? » C’est tout ce que tu trouves à dire. Pourquoi. Pourquoi il fait tout ça, s’il affirme que ce n’est pas pour sa dette. Tu veux savoir. Ou peut être que tu ne veux pas, en fait. T’as un peu peur de sa réponse. Même si t’es convaincue qu’il se contentera de ne pas y répondre et sûrement poser une autre question à la place. Comme il le fait toujours. T’es sure à 99% qu’il te gratifiera d’un « Pourquoi pas ? » au lieu d’une réponse. Une vraie réponse. C’est peine perdue. Tant pis pour toi Apolline.


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